La matinée du 4 février 2020 consacrée à la présentation du nouveau modèle de SIAE : l’Entreprise d’Insertion par le Travail Indépendant était attendue. Besoin de découvrir et de comprendre ce nouvel outil inclusif encore considéré comme un ovni au sein de la famille IAE. Chefs d’orchestre de l’évènement, la fédération et Lulu dans ma rue assuraient la présentation et l’animation devant plus d’une centaine de participants dont une bonne trentaine de porteurs de futurs projets venus s’informer. Les ateliers visaient à présenter les différentes dimensions de l’EITI et de répondre aux nombreuses questions sur ce modèle émergeant en cours d’expérimentation.

Comprendre que le modèle s’appuie sur les mutations du marché du travail pour apporter de nouvelles réponses adaptées à des personnes fragiles pour lesquelles le salariat n’est pas une réponse avec en illustration le témoignage convaincant de trois Lulu, travailleurs indépendant en parcours IAE. Bruno Lucas, le DGEFP rappelait, en ouverture, qu’il s’agit d’un « objet métis » et Charles-Edouard Vincent, le créateur de Lulu dans ma rue, évoquait au départ « une idée romantique des petits boulots d’autrefois » pour construire une conciergerie de quartier.

Le premier atelier co-animé par Bruno Garcia et Charles Edouard Vincent  présentait la dynamique de co-construction du modèle avec la DIRECCTE, Pôle emploi et la fédération. Le cadre juridique était décrit avec notamment la question du lien à créer avec la CCI pour faciliter l’enregistrement des micro-entrepreneurs, celle de la négociation avec l’URSSAF,  le sujet du faisceau d’indices et du risque de requalification du contrat de mission. Centré sur la méthodologie de création, la fédération rappelait son implication sur la base de son expertise de l’insertion et de l’accompagnement de l’expérimentation, mais aussi des partenariats en cours notamment avec l’ADIE vivement intéressée par le modèle.

En conclusion, Thibault GUILLUY, Président du Conseil de l’Inclusion pour l’Emploi, rappelait les objectifs ambitieux du Pacte pour l’inclusion et la nécessité d’une biodiversité de modèles et d’outils pour réussir le challenge. «  Derrière ce nouvel outil, l’enjeu est de fabriquer une société inclusive ».