A l’heure où la situation sanitaire s’aggrave, les mesures gouvernementales assombrissent les visions à court, moyen ou long terme pour les entreprises. Bien malin celui qui peut aujourd’hui dresser des perspectives. Les entreprises d’insertion ont vécu la période du confinement de façon inégale : arrêt total d’activité, redémarrage plus ou moins lent, pleine activité pour quelques-unes. Depuis juin, la plupart reprennent leurs activités avec des niveaux importants laissant espérer une atténuation de l’impact de la crise. Cependant, des filières restent à l’arrêt quasi complet : hôtellerie-restauration-traiteurs-évènementiel sans perspectives de reprise rapide. Certains de nos adhérents sont concernés. Ils se mobilisent pour trouver de nouveaux marchés comme par exemple ceux de fabrication et livraisons de plateaux repas pour des entreprises ou des structures de l’ESS (centres d’hébergements, cantines..). La fédération s’est mobilisée fortement afin d’obtenir un soutien favorable aux entreprises d’insertion tenant compte de leurs charges fixes pour compenser l’arrêt ou la diminution de l’activité de mars à août. Le FDI rebond (FDI-1) est en cours de paiement pour la quasi-totalité des SIAE.

FDI-2 : Une exigence de cofinancement
Nous en sommes maintenant à une phase de soutien au développement de l’offre d’insertion. L’appel à projets du FDI-2 cible en effet des projets ambitieux et structurants pour les territoires ayant un impact sur la création d’emplois en insertion. Ils doivent être cofinancés soit par des fonds propres, soit par d’autres financements publics et/ou privés. Ce critère sera regardé avec attention. Il est temps de réactiver les partenaires. Les soutiens apportés par les collectivités départementales ou les EPT peuvent être comptabilisés dès lors qu’ils financent un appui aux investissements, études ou des embauches. France Active est également un partenaire incontournable.
Il est aussi possible de regarder du côté du dispositif de la Région, PM’UP, dans sa version classique, qui est en phase avec les objectifs du FDI-2 et peut être mobilisé dès à présent pour une instruction au début 2021. Rappelons par exemple que l’embauche d’un salarié permanent chargé du développement commercial peut vraiment trouver ici matière à cofinancement.
Les projets sont attendus sur les tables des DIRECCTE avant le 2 novembre prochain à midi. Les instructions des demandes débuteront dans la foulée et les CDIAE seront consultés courant novembre. La course contre la montre administrative vise des engagements financiers avant la clôture budgétaire de fin d’année.

FDI-2 : plus de 8 millions d’euros pour l’Ile de France.
La DGEFP vient de communiquer les budgets dédiés à la deuxième vague du FDI.
98 millions € sont dédiés au national à cet appel à projets IAE. Ce budget résulte de la sous-consommation et des reliquats du FDI-1. Ainsi 8 700 000€ sont disponibles pour accompagner le développement francilien. (4 millions d’euros en 2019).
A noter, en pensant à nos adhérents locaux, 1 226 000 € pour la Martinique et 313 00 € pour Mayotte.
Enfin, une enveloppe de 15 millions est dédiée aux projets trans-régionaux ou d’envergure nationale.

Un Questions-réponses actualisé :
Les dernières réponses aux questions que vous vous posez se trouvent dans la dernière version du Questions-réponses qui vient d’être diffusée.
Retrouvez-la ICI.

Des appuis de la fédération
A tous les niveaux, la fédération est déjà mobilisée pour accompagner la réussite de cet appel à projets exceptionnel. En Ile de France, Thibault FOLDESI et Bruno GARCIA sont prêts à soutenir vos demandes et vos démarches. N’hésitez pas à nous transmettre vos projets en copie.